Le Japon de près ou de loin

18 novembre 2007

Le Marketing nouveau me gonfle

Après le Potter nouveau, le XIII nouveau, voici le beaujolais nouveau...

La planète marketing n'en a-t-elle pas assez de nous enrober les choses avec sa soupe vendeuse, qui bien souvent dénature l'objet vendu?

Pour le Potter nouveau, je n'ai jamais ouvert qu'un de ces 7 (trop) lourds pavés, pour connaître la fin de ce suspens marketing (HP est-il mort?) insupportable. Pas envie de m'enfiler ces milliers de pages pour arriver au même résultat. L'auteure n'est visiblement pas au courant qu'on est dans une époque où on essaye de réduire le gaspillage. JK Rowling, combien de forêts dévastées?
Si ça peut éviter quelques arbres abattus supplémentaires, je peux le dire ici haut et fort, non HP n'est pas mort (avec le risque non négligeable de la parution d'autres aventures du sorcier, c'est une maligne JKR...)

Le XIII nouveau, quant à lui achève l'histoire commencée y a pas mal d'années. Bel effort que de terminer. C'est un peu laborieux de résoudre toutes les questions posées au cours des albums précédents. Ca part d'un bon sentiment, mais le résultat est assez décevant. Logique, à force d'entortiller l'histoire, on arrive pas à quelque chose de fort.

Et pour le beaujolpif, malheureusement au contraire des deux précédents, les gens derrière cette autre création marketing ne savent pas s'arrêter, dommage... Ca aurait de la gueule, non, une campagne intitulée "Le Dernier Beaujolais nouveau est arrivé!"

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15 novembre 2007

Les marques

Ce midi, à la FNAC du coin, un expert en marques est venu présenter son étude-pavé sur le sujet. (voir ici)

Je suis resté quelques minutes, écoutant d'une oreille le discours du gars, feuilletant de l'autre main quelques bds (la rencontre était à côté du rayon bd). Extraits:

Sur Google:

- Google est une superbe entreprise: tapez "Paris Londres pas cher", vous aurez non pas ceux aui sont les moins chers, mais ceux qui ont payé le plus pour apparaître en tête de classement. Et ce n'est pas comme les médias où le positionnement (couverture, heure de grande écoute, ...) induit le prix, là c'est à qui payera le plus...

On ne peut qu'être d'accord avec ce jugement. Et déplorer cet état de fait.

Sur l'Asie:

- Coca-Cola est une marque mais c'est bien plus que ça.

Là déjà, je trouve le propos moins original. Coca, c'est d'abord un fabricant qui cherche par tous les moyens à écouler sa marchandise. Dont un marketing à la pointe.

- Les buveurs de thé rêvent de boire du Coca. D'ailleurs, il faudrait que les asiatiques, par leurs publicités, cherchent à se ressembler à eux-mêmes, et non à des occidentaux. J'attends ce moment. Pas une pub de lingerie, d'alcool ou de parfum là-bas avec un modèle local. La plupart du temps, c'est avec un modèle occidental.

Jugement lapidaire que je ne partage pas vraiment (pour la partie de l'Asie que je fréquente).
Sûr que les publicités avec des modèles occidentaux sont nombreuses. Majoritaires? A voir, mais je n'en suis pas convaincu.
On peut mettre en parallèle les nombreuses publicités ou séries télévisées par chez nous qui arborent plus ou moins fièrement "le black" et "la jaune" de service... Les quotas, quel horrible concept...

- Les villes commencent à prendre conscience qu'elles sont aussi des marques: le Maire de Paris vient de lancer un appel d'offre pour la gestion de la marque "Paris". Aujourd'hui, Paris, c'est l'image qu'on en reçoit d'un chauffeur de taxi ou d'un serveur (plus ou moins poli) de bistrôt. Image non contrôlée, et souvent image perfectible. Paris a perdu les JO (au détriment de Londres) car sa marque n'était pas aussi bien perçue...

Sans nul doute, mais on m'empêchera pas de penser que cette "marquisation" de tout n'est pas une saine évolution. Etape ultime: JE suis une marque.

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07 juin 2007

Rêve de camembert...

Qui, une fois rendu dans un pays lointain pour quelques jours ou semaines de voyage, n'a pas rêvé d'un bon petit plat bien franchouillard? Pas moi en tout cas...

Ce qui me choque c'est d'ignorer complètement la cuisine du pays qu'on visite, surtout lorsqu'il s'agit de pays dont la cuisine est si savoureuse, que cela soit en Chine, au Japon, en Italie ou en France... Se précipiter sur tout restaurant servant du français, n'est-ce pas avoir un peu des oeillères?

Loin de chez soi, je ne vois pas de mal à avoir envie des plats qu'on mange habituellement. Une fois, de temps en temps.

Je me souviens qu'après 3 mois passés en Asie, je m'étais un jour réveillé en sursaut, quittant un rêve suave et sensuel, où l'objet de mes fantasmes... était un camembert.
Moi qui d'habitude passai mon tour quand le plateau de fromage arrive sur la table, voilà-t-y pas que je révais de m'enfoncer dans le stupre et de consommer, là, sur le champ, un camembert dont je venais d'arracher le vaporeux habit de papier... De lui faire subir les derniers outrages, et de le déguster goulûment...

Inutile de dire qu'une fois réveillé, je chassai ces images inconvenantes, et je restai au coin de ma chambre, les mains sur la tête attendant que mon sang refroidisse un peu, avant de m'enfiler un bol de riz apaisant...
(De retour en France quelques semaines plus tard, je me jetai sur un camembert pour me mettre à l'épreuve. Et bien croyez-le si vous voulez, mais depuis, j'apprécie ce ramassis de bactéries et autres pourritures)

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26 mai 2007

Lu: Un autre Japon - Niels Planel

Lu ce livre: "Un autre Japon" de Niels Planel aux éditions Mille et une nuits
(ISBN-10: 2842059883 ISBN-13: 978-2842059880 )

Venu faire un stage chez Naoki Inose - un intellectuel très en vue au Japon - l'auteur nous raconte ses retrouvailles avec le pays de son enfance.
En suivant ce conseiller influent du premier ministre Koizumi, l'auteur dresse un portait du pays, "nous entraînant à sa suite à la découverte d'un autre Japon, changeant bien qu'étonamment immuable".

Assez déçu par cet ouvrage. Beaucoup de banalités (Le Japon "changeant bien qu'étonamment immuable" en étant déjà une). Je n'ai trouvé qu'un vibrant plaidoyer pour Koizumi, son oeuvre et bien sûr son "génial" inspirateur. Beaucoup de pages sur la privatisation de la poste japonaise, privatisation présentée comme essentielle pour la survie de l'archipel, pas moins... Pas convaincu je sors de ce livre. Certes la puissance bancaire de cet établissement est phénoménale, mais n'est-il pas paradoxal de demander la privatisation de ce monstre, pour mieux le maîtriser? N'y a-t-il pas d'autres moyens de mieux orienter les énormes flux financiers de ce mammouth? (Je suis pas vraiment convaincu par ailleurs de la nécessité de la privatisation du service postal que Bruxelles est en train d'imposer aux états européens...)

A part ça, deux réflexions intéressantes trouvées dans ce livre:

- Les japonais adorent parler d'eux-mêmes, il suffit de voir le nombre de livres parlant du Japon, de son économie, de sa rivalité avec les USA, etc, dans une librairie japonaise. J'avais fait le même constat, ne sachant pas vraiment l'interpréter.
- la comparaison entre l'Allemagne et le Japon d'après guerre n'est pas souvent très pertinente, car leurs environnements immédiats lors de leur reconstruction étaient radicalement différents: Europe pacifiée d'un côté, désarmée, et non sujette aux conflits territoriaux (hormis ceux liés à la guerre froide assez pacifique en l'occurrence). Asie de l'autre, champ de bataille intense de la guerre froide, et apparition du futur géant chinois, qui ne se laissait déjà plus trop marcher sur les pieds. Certes, les politiques allemands ont eu une démarche pour tenter de tourner la page que n'ont pas eu leurs homologues nippons.

Bref, pas vraiment emballé par ces 260 pages. Qui me le rachète?

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24 mai 2007

Cies Aériennes, "Le revenue management"

je signale un article (Le Monde du jeudi 24 mai) intitulé "Le vol Paris-New York, c'est combien?"

On y lit notamment, qu'au mois d'avril, le prix du billet d'avion (Air France, AR Paris-New York) en classe éco à service et placement équivalent allait de 467 euros à 3228 euros.
En y intégrant toutes les classes du vol, on arrivait à 17 tarifs dont le plus haut plafonnait à 8736 euros. (soit un rapport de 1 à presque 19 entre le plus bas et le plus haut).

Ce n'est pas vraiment une surprise, ça ne fait que confirmer le sentiment que dans un avion, la probabilité que votre voisin ait payé le même prix que vous est très faible.
Ca s'appelle le "revenue management", et est issu de l'utilisation par Air France d'un logiciel américain (Sabre), dont le paramétrage est compliqué, pour définir les quotas pour chaque tarif, en fonction des saisons, des événements concernant la ville de départ ou d'arrivée, et la politique ou le sport.
Bref, 200 personnes chez AF travaillent à optimiser les revenus issus de chaque vol. Ce qui en bon français, peut se résumer par faire payer le maximum au client, tout en garantissant un bon remplissage de la carlingue...
L'article c'est ici:

Le vol Paris-New York, c'est combien ?
LE MONDE | 14.02.07

© Le Monde.fr

Suit un article sur la surréservation "une technique qui arrange tout le monde". Ca va sans doute en faire bondir certains...

L'article c'est ici:

La surréservation, une technique qui arrange tout le monde
LE MONDE | 14.02.07

© Le Monde.fr

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22 mai 2007

Onsens à Saitama (banlieue nord de Tokyo)

J'en avais parlé ici ou là, voilà enfin les informations sur les deux onsens que je connais à deux pas de la maison de la belle famille.

D'abord, il y a celui-ci. http://www.yukaisoukai.com/ohm/info/accsess/index.html
Pas facile d'accès, il faut prendre un bus à partir de la gare d'Omiya. (JR, Shinkansen)
Plan des installations http://www.yukaisoukai.com/ohm/facilities/map/index.html
Je vous invite à naviguer sur le site (en japonais seulement), par exemple ici : http://www.yukaisoukai.com/ohm/facilities/list/index.html pour vous rendre mieux compte.

L'adresse est :
住所 埼玉県さいたま市西区三橋5-1010
TEL 048-620-1126(いいふろ)

Et les prix ici http://www.yukaisoukai.com/ohm/info/price/index.html

Ce onsen semble faire partie d'une chaîne de 6 établissements, qu'on peut également "visiter" sur le site.
(Y en aurait même un nouveau qui ouvrira en juillet, mais je n'ai pas saisi où...)

Maintenant, mon appréciation:
Il est pratique pour moi, car à 10 minutes à pied de ma "base" au Japon. J'y emmène souvent mon petit gars, qui semble attendre ce moment avec impatience. Bien qu'il s'agit d'un onsen très récent, l'architecture générale est dans le style classique de ce genre d'établissement.
Des salles de repos, un vaste espace de restauration, et un nombre important de bassins et piscines. Au sortir de l'avion, un passage obligé maintenant!

Malgré tout, peu avant notre retour en France, nous avons souhaité y revenir. Pour tomber sur porte close! Des travaux semble-t-il. Ma belle-mère, pas démontée nous parla d'un autre onsen, de l'autre côté de chez elle.
Plan des installations: ici http://www.seiganji-onsen.com/institution/index.html
Horaires et prix: ici http://www.seiganji-onsen.com/exploit/index.html
Accès: là http://www.seiganji-onsen.com/access/index.html
Tél: 048 625-7373
(site là aussi seulement en japonais)
Devrait être accessible assez facilement lorsque la gare JR entre Omiya et Nisshin sera enfin ouverte (en 2009 aux dernières nouvelles)
Cet établissement est un peu plus petit que le précédent, mais ses installations sont tout à fait convenables. Bon moment de détente. Quelques piscines dehors bien agréables.

En conclusion, pour un prix largement inférieur au Oedo-Onsen de Tokyo, on peut trouver des installations de bain comparables, même si ce dernier propose beaucoup plus de choses hors du bain. Encore faut-il être dans le coin d'Omiya pour profiter de ces deux onsens bien sympathiques...

Et en prime, un lien vers le site de l'ami Sanji:
http://www.secret-japan.com/
et notamment la partie consacrée aux onsens du Japon: http://www.secret-japan.com/onsen/

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23 avril 2007

Retour de 2 semaines au Japon

Me voici revenu en France (juste à l'heure pour voter), après 2 semaines japonaises.
Je vais poster ici progressivement, mes observations de voyage...

Dans le Narita Express pour Tokyo, juste après notre descente d'avion, deux chiffres me tombent dessus:
- Sur le bandeau défilant d'information au-dessus des portes de compartiment, une statistique un peu triste: 34,6% des couples japonais ne font plus ce qui était sans doute devenu qu'un devoir conjugual bien pesant...
- Le journal que lit un passager juste en face de nous annonce la victoire du triste Ishihara au poste de gouverneur de Tokyo, avec environ 51% des voix.

La juxtaposition de ces deux chiffres m'a fait sourire. Faudrait dire aux couples Tokyoïtes qu'il y a quand même mieux à faire que de se déranger pour voter Ishihara!

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07 avril 2007

Encore un départ pour Tokyo

Me voilà à la veille d'un nouveau départ pour Tokyo. Deux semaines, dont une de balade entre Shikoku et Miyajima, et une aux alentours de Tokyo.

L'excitation n'est plus la même que lors du premier voyage il y a 13 ans déjà. Plus trop d'excitation, mais du plaisir de retrouver l'archipel et de chercher les recoins que je ne connais pas encore... Puis montrer à mon petit gars encore une fois son pays, et pour la première fois en mode un peu aventure.
En ferai-je un routard avec le sac à dos, la façon que je préfère pour voyager? Un peu tôt pour le dire. Mais il me tarde de le pousser joyeusement vers ces balades où l'improvisation et la débrouille sont les maître-mots... L'an prochain peut-être!

En attendant, nous voilà partis pour deux semaines.

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06 mars 2007

Videur de cartes ASKA

Un nouveau videur de cartes mémoires sort au Japon et qui me semble assez intéressant:

- Ecran 4,3 pouces.
- Cartes compatibles: SD et CF.
- Connexion USB1/USB2, prise standard USB.
- Reconnaissance des fichiers Raws :
                    RAF (FUJIFILM RAW) CR2 / CRW (CANON RAW)、
                 NEF (NIKON RAW) PEF (PENTAX RAW)、
                 ORF (OLYMPUS RAW) DCR (KODAK RAW)
   (Pas Sony/Minolta donc)
- JPEG, MP3, MPEG4 (DIVX?)

Version en 80 Go à 49980 yens, ce qui au cours du yen fait environ 330 euros. (Versions 120Go et 160 Go disponibles)

Bref, ça ressemble pas mal au modèle Epson que j'ai (Epson Viewer P4500), avec un avantage prix indéniable.
(Voir ici, l'aperçu de cet Epson, qui me donne satisfaction depuis un peu plus d'un an)

Site en japonais ici:

http://www.aska-corp.co.jp/products/p-tripper-v01.htm

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04 mars 2007

Enquête dans le Monde (14/02/2007) : Kamikazes malgré eux

Dans le Monde daté du 15/2, une enquête sur les kamikazes et leur réhabilitation actuelle au Japon. (Elle devrait être sous peu accessible sur le site du journal, lemonde.fr)

"Près de 10 000 jeunes sont morts dans des opérations-suicides en 1944-1945. Ils n'étaient pas tous fanatiques, ni même volontaires. Les Japonais réhabilitent leur mémoire..."

Le journaliste Philippe Pons a visité le musée qui leur est consacré:
"Un millier de photos, en buste, occupent les panneaux de la première salle du Musée de la paix à la mémoire des " pilotes-suicides " de la petite ville de Chiran, au sud de Kyushu, où se trouvait l'une de leurs bases."

" Que signifie patriotisme ? Des millions de morts et la privation de liberté pour des millions d'autres ", écrit Hachiro Sasaki, mort à 22 ans, en avril 1945.
On est loin ici de l'utilisation actuelle du mot kamikaze.


Kamikazes malgré eux
LE MONDE | 14.02.07

© Le Monde.fr

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03 mars 2007

Musiques JR à Tokyo

Lors d'un précédent passage à Tokyo, en m'aventurant dans les galeries commerciales (côté Marunouchi, près du Daimaru), je suis tombé sur une petite librairie spécialisée en ouvrages divers sur les trains, avions, etc... (En face d'ailleurs d'un magasin de maquettes ferroviaires).

J'étais accompagné de mon loustic de 6 ans, je n'ai pas pu fouiller très longuement, je suis donc repassé quelques jours après.
J'y ai découvert - entre autre - ce CD:
http://www.teichiku.co.jp/JReast/cd25522.html qui référence les stations de plusieurs lignes JR de Tokyo, et les musiques de chacune (avec un grand tableau explicatif, que ma douce m'a aidé à comprendre). Dans la série, il y en a d'autres, je me suis contenté de celui-là pour l'instant (la prochaine fois peut-être...)

Dès que je glisse le CD dans la chaine, je me retrouve à Ikebukuro en 1994, fasciné que j'étais par ces petites musiques lors de mon premier voyage au Japon. Les gens de Tokyo n'y font sans doute plus attention, mais cela reste un des nombreux souvenirs sonores du pays.

Par contre, je n'ai pas trouvé un de mes favoris (une des musiques qui passe à Akabane). J'ai réussi une fois à l'enregistrer avec mon camescope, mais ça reste de qualité médiocre (avec le fiston - oui le même que là-haut - qui tousse... Trahi par sa progéniture!).

Je vais regarder ce soir les nombreux liens donnés plus haut dans la discussion référencée ci-dessous sur forumjapon bien intéressante; j'ai déjà vu pas mal de liens encore actifs, mais du fait de protection au boulot, je ne peux ici charger les fichiers...

J'ai vu aussi qu'on évoquait plus haut les "chansons" de magasins, genre "Biku Biku Biku Camera". Ils ont pas encore pensé à faire une compil de ces chansons? Des fois, on essaie à la maison de retrouver les airs, et j'ai déjà en tête ceux de Bic, Yodobashi, Sakuraya et Sofmap. Je plains en tout cas les pauvres employés qui subissent ces chansons toute la journée, mais tout cela, à côté des odeurs, bruits et images me donne la nostalgie de la Capitale de l'Est, dont j'espère bien refouler le sol sous peu!

Faire un tour sur la discussion sur forumjapon sur ce sujet, de nombreux liens intéressants y sont fournis:

http://www.forumjapon.com/forum/viewtopic.php?p=120606&highlight=#120606

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02 mars 2007

Comment va la BD en 2006

Je viens de parcourir un rapport intéressant sur l'état du marché de la BD en 2006. (Voir le lien en bas).
Je reste assez surpris des chiffres trouvés:
- 4130 livres publiés en 2006.
- 225 éditeurs mais seulement 17 d'entre eux ont produit plus de 70% de ces albums.
- 44,38% sont des BDs asiatiques, 7,48% des BDs américaines (la BD locale est dépassée par la bd importée, voilà des arguments pour les campagnes électorales en cours)


Je suis assez surpris du nombre d'albums (11 par jour!) parus en 2006. La première réaction est, c'est bien, y a de la diversité. La deuxième est, je n'aurai jamais le temps d'avoir une vision correcte de ces parutions. Et finalement, ça pousse pas mal de gens à n'acheter que les valeurs sûres (séries à succès, auteurs sur-médiatisés, etc). Voir le déluge médiatique autour du pire Asterix de l'histoire, par exemple à mettre en face du chiffre de vente... 

Par ailleurs, le Manga a pris une place que je ne croyais pas si importante sur ce marché (Reste qu'en valeur, un manga moyen coûte 6 à 9 euros, une BD européenne, 12 à 15 euros, ce qui, pour les vieillards non pris par alzheimer, fait quand même 80 à 90 FF!)

Des avis sur tout ça?

Le lien:
http://www.bdtresor.net/index.php/module/dossiers/dossid/12/rapport-2006-sur-la-bd-de-gilles-ratier.html

Comme je cite les données de l'étude, il faut mettre ceci:
© Gilles Ratier, secrétaire général de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

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01 mars 2007

Restaurants japonais (4)

Comme j'en avais parlé ailleurs, le guide des Restaurants Japonais préparé par le JETRO est sorti.
Y figure une sélection de 50 restaurants de Paris et de la région.
J'ai la brochure devant moi, et j'imagine qu'elle est disponible dans les dits restaurants, et les divers magasins liés au Japon (voyages, épiceries, ...)
Pour les accros au net, on trouvera ce guide ici:
http://www.cecj.fr/

Je pense que c'est un premier effort à saluer, même si la sélection a sans doute laissé de bons établissements de côté.

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28 février 2007

Taiwan (2)

J'avais rencontré V. (voir post précédent) de manière très indirecte par une amie d'Osaka. L'autre rencontre, J., était une relation directe de cette même amie d'Osaka. (mon voyage remonte à 2000, peu avant les élections présidentielles qui agitaient déjà l'île. Je regardai alors dubitatif les actualités à la tv dans mes chambres d'hôtel tous les soirs, essayant de deviner les enjeux, les déclarations et surtout qui allait gagner - précision, je ne parle pas un mot de chinois. Ah si, Ni hao...)

J'ai mis plusieurs jours à réussir à joindre J. au téléphone. Notre homme, était businessman, et donc très occupé, cela va sans dire.

Après quelques conversations téléphoniques, et divers changements de plan, le gars vient me prendre à mon hôtel un soir - YMCA en face la gare de Taipei - et on va boire un verre dans un Starbuck. La BMW blanche pose le gars.
Une fois installés au café, la première question, inévitable (je suis quasi à la fin de mon voyage): "qu'est-ce qui t'as le plus plu à Taiwan?"
Mince, j'ai pas préparé, vite mes fiches... Je reste classique: Taroko, Tainan, voilà (toujours préparer ce genre de questions en Asie!)
(Précision: contrairement à V. qui parlait un français de très bon niveau, J. et moi communiquions en anglais)

J. mène la conversation à un rythme très rapide. Age, statut marital. Lui a un an de moins que moi et va se marier sous peu. Moi, pas encore marié à l'époque, je confirme la réputation qu'ont les français par ici de ne pas aimer cette institution. Je lui explique - ou essaie de lui expliquer - notre goût du papillonnage... Amusant pour lui... (Je m'égare un peu, là)

Enfin, il me parle de lui. Il a son business, il fait dans l'agence d'investissement. L'année passée a été dûre (la BMW me laisse penser qu'il s'en tire quand même correctement). Quand il apprend que je fais dans les "computers", sa première réflexion : "bien, tu peux surveiller la bourse comme ça! Et en plus tu dois bien gagner ta vie dans le software!"

Nous terminons par ce qui m'intéresse le plus: Taiwan et la Chine.
Lui se sent Taiwanais, et ne voit pas l'intérêt d'une réunion des deux "pays". Approche très pragmatique : pendant qu'on ne se bat pas, les affaires continuent pour Taiwan et aussi les communistes (qui au passage lui semblent être des businessmen comme les autres, à part quelques militaires agressifs)

J. se décharge sur les générations suivantes d'une éventuelle réunification, lorsque les souvenirs directs et les haines seront du passé. D'ici là, aucune raison de se rapprocher. Vrai qu'il y a un peu de bon sens là-dedans, mais est-ce que le régime de Pékin raisonne et agit avec le bon sens? J. trouve que oui. Quand je lui dis que pour moi la reprise de Hong-Kong et Macao relèvent plus de la fierté que du bon sens, il désapprouve.

J. reste très optimiste sur l'avenir, et ne voit ni le gouvernement de Taipei aller trop loin dans la provocation, ni le gouvernement de Pékin aller trop loin dans la rétorsion (jusquà maintenant en 2007, J. ne s'est pas trop trompé...)

J. se sent Taiwanais, même s'il trouve un peu ridicule de vouloir créer "une culture Taiwanaise". Ses grands parents sont nés ici, ceci explique peut-être son éloignement face à la Chine. Il a de plus passé 8 ans aux US, sa culture business vient de là, et son détachement vis à vis du continent sans doute aussi.

Du Japon, il n'a jamais été question avec J. Ses yeux sont braqués plus à l'est.

J. me raccompagne à mon hôtel, me proposant de nous revoir un autre jour. Cela n'a pas été possible, je quittais Taiwan 2 jours après, pour... Hong-Kong...

Mes 2 rencontres de Taiwan, V. et J., m'ont apporté des visions opposées mais complémentaires sur le pays. 7 ans après, la situation n'a semble-t-il pas vraiment changé. M'est avis que mes deux interviewés n'ont pas changé de position. Reste que l'avenir de Taiwan est une question clé pour la région... Et que le président élu en 2000 est resté très sage dans les provocations...
J'ai relaté ici ces conversations, car elles résument à elles deux toutes les discussions que j'ai pu avoir sur l'île de Formose, et les deux positions fréquemment rencontrées.
Pas facile de construire un pays avec l'histoire mouvementée de Taiwan!

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27 février 2007

Taiwan (1)

Après des recherches intensives autant qu'inefficaces, j'ai fini par retrouver les notes que j'avais prises suite à deux discussions avec des Taiwanais lors de mon voyage là-bas en 2000, peu avant les élections qui allaient amener Chen Shui-bian, leader du Parti démocratique progressiste (tendance indépendantiste) à la présidence de la république.

J'ai eu donc deux contacts par une amie japonaise d'Osaka, l'un me mena indirectement jusqu'à une demoiselle, V., qui me tint compagnie quelques journées à Taiwan, et m'accompagna dans divers endroits de la capitale, tout en me parlant de son pays. Je recopie ici, mes notes:

Sur la Chine, son avis m'intéresse beaucoup: elle trouve ridicule de vouloir créer une culture Taiwanaise à côté de la culture Chinoise plusieurs fois millénaire. Elle se sent chinoise, et pour elle, le pays de l'autre côté du détroit est également son pays.
Son père vient de la région au sud de Shanghai, et est arrivé ici avec les armées de Tchang Kaï-chek. Sa mère, elle est née ici à Taiwan, ce sont ses aïeux à elle, quelques générations au-dessus, qui ont fait la traversée.

Alors la réunification, oui! mais elle se demande si elle la verra de son vivant. C'est pour elle la logique des choses. Mais elle rejoint une autre personne rencontrée à Tainan, qui m'avait résumé son avis par un "oui à la réunification, non au communisme".

V. évoque également la famille de son père qui est de l'autre côté. Il a fuit avec les armées, et a perdu tout contact avec eux lorsqu'il est arrivé ici. Eux l'ont cru mort, lui ne savait comment les retrouver. Avec la sinistre farce de la révolution culturelle et ses suites, mais aussi la taiwanisation forcéee menée par le KMT, les contacts étaient impossibles.

Il a fallu des années avant que les liens puissent se renouer de part et d'autre, mais le père de V. ne savait pas où chercher, et s'interrogeait sur l'utilité de recherches: ne tomberait-il pas sur quelques horreurs perpétrées sur le continent; et bien sûr, en Chine, on n'imaginait pas qu'il puisse-t-être vivant!
Coup de chance, coup de hasard? Il était sans doute écrit qu'ils se retrouveraient... Un ami du père de V, pour ses affaires retourne en Chine. Dans le village où tout deux étaient nés. Attraction du village, les Taiwanais sont écoutés et regardés par tout le village. Vient le moment où les continentaux demandent au visiteur de montrer des photos de là-bas. Taiwan, Taipei, les photos défilent, quand soudain, une dame demande les noms des taiwanais sur une photo. Choc: l'un des taiwanais a le même nom que son frère disparu...

Doute, espoir, facile d'imaginer les jours fiévreux pour cette dame. Elle écrit alors une rapide lettre que l'ami taiwanais va rapporter avec lui à Taipei. Et là, confirmation, la dame et le monsieur sur la photo sont frère et soeur. Facile d'imaginer les lettres qui traversent le détroit, et l'envie de se retrouver, 40 ans après.

V., à qui son père parlait souvent de la famille là-bas, put enfin coller des visages sur des gens qui n'avaient alors que des noms. Elle se découvre des tantes, oncles et cousins... Qu'elle va visiter rapidement. Son père attendra encore, et ne pourra prétexter que son frère est mourant pour enfin y aller après des mois d'attente, dus à des complications administratives et ridicules des deux côtés...

Taiwan regorge sans doute d'histoires de ce genre.

Elle me parle un peu du Japon; sans plus. La culture nippone est ici très présente. Il est rare d'entendre les discours anti-japonais qu'on peut entendre de l'autre côté du détroit. Elle connaît le Japon pour y être allée quelques fois. (On s'y est même croisés quelques années après).
Elle se souvient quand même que l'embargo sur la culture nippone - comme en Corée - a duré un bon moment, avant de tomber une dizaine d'années auparavant.

Je continuerai demain par l'autre rencontre, un jeune businessman Taiwanais, qui - c'est le moins qu'on puisse dire - a des vues assez opposées à celles de V.

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26 février 2007

Article: Les revendications du Japon sont inquiétantes

Un article de Pascal Boniface directeur de l’institut des relations internationales et stratégiques, paru dans Challenges de cette semaine.

"Tokyo ne se satisfait plus de son statut de nain politique et réclame un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu. Mais les tentations nationalistes du pays ne plaident pas en sa faveur."

La suite :

http://www.challenges.fr/opinions/opi_312070.html

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25 février 2007

Longue absence...

Perdu le fil de ce blog pendant un certain temps... Je vais essayer de m'y remettre, en commençant par copier ici quelques contributions faites ailleurs dans les semaines passées...

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19 décembre 2006

Le Shinkansen en Europe?

Il y a quelques temps, une discussion sur forumjapon (voir ici) avait évoqué la possibilité de voir les Shinkansens rouler en Europe, plus précisément en Angleterre.
Je n'avais alors pas trouvé de référence et/ou confirmation sur ce point.

La confirmation vient aujourd'hui par un article du Monde. Je reproduis ici le sujet que j'ai ajouté à la discussion citée plus haut:

Lui l'article suivant du Monde de ce jour (Le Monde daté du 18/12/2006) :
"SNCF et Alstom lancent la nouvelle génération de trains à très grande vitesse"

On y lit en fin d'article:

Alstom travaille sur le projet AGV (Automotrice à grande vitesse), une rame dont la motorisation est répartie sur l'ensemble du train, ce qui assure une plus grande modularité, une capacité d'accueil accrue de 20 % et surtout, des coûts de maintenance réduits.

La concurrence est japonaise. En octobre, la rumeur a couru que la SNCF était en discussion avec des constructeurs nippons. L'entreprise avait indiqué que ces " discussions se limitaient à des échanges d'information et à des missions d'études sur le train à grande vitesse nippon ".

La SNCF, qui aura besoin de renouveler son matériel dans les prochaines années, compte bien lancer un appel d'offres international.

Les Japonais ont déjà un pied en Europe. En Angleterre, la liaison à grande vitesse entre Ashford et Londres, exploitée par Govia, société commune entre Keolis (35 %), filiale de la SNCF, et la société britannique Go Ahead (65 %), sera empruntée, dès 2009, par des machines commandées chez Hitachi.


Donc, il sera bien possible dans pas longtemps de prendre des Shinkansens au départ de Londres, sur le parcours côté anglais de l'Eurostar. (Sachant que Londres-Ashford se fait en un peu moins d'une heure aujourd'hui, je me demande vraiment si les Shinkansens vont se limiter à ce petit bout de ligne...)

- Voir sur le site de Govia, la confirmation du choix d'Hitachi:
http://www.govia.info/doc/findoutmore/faq.html)
- j'ai également trouvé ce site, avec plus de détails techniques:
http://www.alwaystouchout.com/project/4, où on apprend qu'il s'agira d'un modèle dérivé de la Série 400 de Shinkansen d'Hitachi.

Il est piquant de noter que par ce biais, la SNCF va quand même pouvoir voir de très près le train nippon...

Voir l'article complet avec le lien ci-dessous:

SNCF et Alstom lancent la nouvelle génération de trains à très grande vitesse
LE MONDE | 18.12.06

© Le Monde.fr

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30 novembre 2006

Bébéar (AXA) un avis sur la Chine

Lu un intéressant article dans le Monde sur une intervention du fondateur d'AXA sur la Chine:

On y lit notamment:
"Je pense que la Chine a beaucoup d'ennuis devant elle : d'abord, ce n'est pas une démocratie, ensuite (...), les Chinois sont très nationalistes. Ils veulent que nous leur apportions des technologies mais après cela, je ne suis pas sûr qu'ils veuillent continuer à faire des affaires avec nous".

Estimant qu'il n'était pas dans l'intention des Chinois de faire alliance avec des investisseurs étrangers, mais plutôt de "conquérir le monde", M. Bébéar a conclu son propos par un éloge du marché japonais sur lequel, a-t-il indiqué, "nous (Axa) sommes très heureux".

Le fondateur d'Axa, Claude Bébéar, juge que "la Chine a beaucoup d'ennuis devant elle"
LE MONDE | 29.11.06

© Le Monde.fr

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27 novembre 2006

Le Salon des Vignerons Indépendants (Paris) - 2ème

Je suis encore une fois allé ce week-end à ce salon bien sympathique. Suivi de mon petit chariot, j'ai empilé beaucoup (trop?) de cartons pour ma consommation personnelle.

La tendance que je signalai ici-même l'an dernier se confirme: les nippons sont de plus en plus nombreux à venir écumer les stands où la plupart des bouteilles sont entre 5 et 15 euros. Et ils ont bien raison: prix raisonnables et choix très étendu. Un seul bémol peut-être: la répartition complètement anarchique des stands. Rassembler tous les stands d'une région aurait l'avantage de permettre facilement la recherche et la comparaison. C'est peut-être sur ce dernier point qu'on peut trouver l'explication de ce choix des organisateurs...

A part ça, vu un gang de Harleys (d'après leurs tee-shirts et blousons) en train de picoler au stand d'à côté. Un peu défraichi, dégarni et ridé le gang... Je les imagine, il y a 20 ans, la chevelure au vent, le poitrail musclé et pileux, chevauchant leurs montures puissantes. Quel beau tableau ! Sans doute moins fier aujourd'hui...
Le temps passe si vite...

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