Lu ce livre: "Un autre Japon" de Niels Planel aux éditions Mille et une nuits
(ISBN-10: 2842059883 ISBN-13: 978-2842059880 )

Venu faire un stage chez Naoki Inose - un intellectuel très en vue au Japon - l'auteur nous raconte ses retrouvailles avec le pays de son enfance.
En suivant ce conseiller influent du premier ministre Koizumi, l'auteur dresse un portait du pays, "nous entraînant à sa suite à la découverte d'un autre Japon, changeant bien qu'étonamment immuable".

Assez déçu par cet ouvrage. Beaucoup de banalités (Le Japon "changeant bien qu'étonamment immuable" en étant déjà une). Je n'ai trouvé qu'un vibrant plaidoyer pour Koizumi, son oeuvre et bien sûr son "génial" inspirateur. Beaucoup de pages sur la privatisation de la poste japonaise, privatisation présentée comme essentielle pour la survie de l'archipel, pas moins... Pas convaincu je sors de ce livre. Certes la puissance bancaire de cet établissement est phénoménale, mais n'est-il pas paradoxal de demander la privatisation de ce monstre, pour mieux le maîtriser? N'y a-t-il pas d'autres moyens de mieux orienter les énormes flux financiers de ce mammouth? (Je suis pas vraiment convaincu par ailleurs de la nécessité de la privatisation du service postal que Bruxelles est en train d'imposer aux états européens...)

A part ça, deux réflexions intéressantes trouvées dans ce livre:

- Les japonais adorent parler d'eux-mêmes, il suffit de voir le nombre de livres parlant du Japon, de son économie, de sa rivalité avec les USA, etc, dans une librairie japonaise. J'avais fait le même constat, ne sachant pas vraiment l'interpréter.
- la comparaison entre l'Allemagne et le Japon d'après guerre n'est pas souvent très pertinente, car leurs environnements immédiats lors de leur reconstruction étaient radicalement différents: Europe pacifiée d'un côté, désarmée, et non sujette aux conflits territoriaux (hormis ceux liés à la guerre froide assez pacifique en l'occurrence). Asie de l'autre, champ de bataille intense de la guerre froide, et apparition du futur géant chinois, qui ne se laissait déjà plus trop marcher sur les pieds. Certes, les politiques allemands ont eu une démarche pour tenter de tourner la page que n'ont pas eu leurs homologues nippons.

Bref, pas vraiment emballé par ces 260 pages. Qui me le rachète?