Ce midi, à la FNAC du coin, un expert en marques est venu présenter son étude-pavé sur le sujet. (voir ici)

Je suis resté quelques minutes, écoutant d'une oreille le discours du gars, feuilletant de l'autre main quelques bds (la rencontre était à côté du rayon bd). Extraits:

Sur Google:

- Google est une superbe entreprise: tapez "Paris Londres pas cher", vous aurez non pas ceux aui sont les moins chers, mais ceux qui ont payé le plus pour apparaître en tête de classement. Et ce n'est pas comme les médias où le positionnement (couverture, heure de grande écoute, ...) induit le prix, là c'est à qui payera le plus...

On ne peut qu'être d'accord avec ce jugement. Et déplorer cet état de fait.

Sur l'Asie:

- Coca-Cola est une marque mais c'est bien plus que ça.

Là déjà, je trouve le propos moins original. Coca, c'est d'abord un fabricant qui cherche par tous les moyens à écouler sa marchandise. Dont un marketing à la pointe.

- Les buveurs de thé rêvent de boire du Coca. D'ailleurs, il faudrait que les asiatiques, par leurs publicités, cherchent à se ressembler à eux-mêmes, et non à des occidentaux. J'attends ce moment. Pas une pub de lingerie, d'alcool ou de parfum là-bas avec un modèle local. La plupart du temps, c'est avec un modèle occidental.

Jugement lapidaire que je ne partage pas vraiment (pour la partie de l'Asie que je fréquente).
Sûr que les publicités avec des modèles occidentaux sont nombreuses. Majoritaires? A voir, mais je n'en suis pas convaincu.
On peut mettre en parallèle les nombreuses publicités ou séries télévisées par chez nous qui arborent plus ou moins fièrement "le black" et "la jaune" de service... Les quotas, quel horrible concept...

- Les villes commencent à prendre conscience qu'elles sont aussi des marques: le Maire de Paris vient de lancer un appel d'offre pour la gestion de la marque "Paris". Aujourd'hui, Paris, c'est l'image qu'on en reçoit d'un chauffeur de taxi ou d'un serveur (plus ou moins poli) de bistrôt. Image non contrôlée, et souvent image perfectible. Paris a perdu les JO (au détriment de Londres) car sa marque n'était pas aussi bien perçue...

Sans nul doute, mais on m'empêchera pas de penser que cette "marquisation" de tout n'est pas une saine évolution. Etape ultime: JE suis une marque.