Le Japon de près ou de loin

Le Japon par le voyage, les lectures, la technologie ou l'actualité, vu de près, quand j'y suis, ou de loin quand je n'y suis pas...

17 octobre 2005

M. Koizumi visite encore le sanctuaire du Yasukuni

L'homme se croit maintenant tout permis, après son élection triomphale.

Rien ne doit dicter la conduite du chef du gouvernement nippon, et surtout pas des considérations extérieures. Voilà ce que semble dire Mr Koizumi. Pour montrer son courage, le voilà obligé de se lancer dans la provocation stérile et inutile...

Décidément, cet homme me semble bien peu recommandable. Va-t-il construire le Japon du 21ème siècle sur une Poste privatisée? Que voilà un ambitieux projet pour un "Ambitious Japan", comme il est écrit sur certains Shinkansens! J'ai des doutes. Mais pourquoi faut-il donc donner des arguments faciles aux anti-japonais qui sont nombreux à quelques encâblures de l'archipel?

Junichiro, il me tarde qu'on t'oublie...

Posté par Thierry_Cipango à 21:40 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


06 septembre 2005

Elections au Japon

Des élections sont en cours au Japon. Le scrutin est pour ce week-end dans l'archipel, mais les japonais de l'étranger votent dès maintenant.
J'en retiens deux choses:

- Il s'agit du premier scrutin pour lequel les japonais de l'étranger ont toute facilité pour y participer. Avant, c'était pas si évident...

- Mr Koizumi - le premier ministre qui a provoqué cette élection anticipée - espère la transformer en plébiscite pour notamment faire passer son projet de privatisation de la poste. Je n'interviendrai pas dans ce dernier débat, étant donné l'état de délabrement de la poste française (J'attends toujours un colis posté il y a un mois dans un pays exotique en diable, la Belgique...). Ceci dit, le bilan des années Koizumi est bien maigre, voire famélique. Le Japon qui commençait à dire NON il y a quelques années s'est transformé en un allié inconditionnel des délires anglo-saxons. Le Japon qui pouvait de manière légitime aspirer à un rôle plus affirmé dans les instances internationales se voit aisément relégué à des rôles subalternes - à la fois par la Chine qui ne souffre pas d'avoir un concurrent régional, et les Etats-Unis qui ne verraient pas d'un si bon oeil l'émergence d'un Japon fort et autonome.
Et le printemps économique ne doit rien à la politique du gouvernement, mais plus à l'éveil en fanfare de l'économie chinoise et de l'interdépendance croissante des deux économies.

Alors, à part les pitreries d'un Shintaro Ishihara - Maire de Tokyo, l'homme mérite que je m'attarde un peu plus sur son cas dans un article à venir - qui garde le souvenir d'un Japon un tantinet arrogant?
Pas Koizumi, en tout cas. A l'image d'un Blair de base, il n'a fait que s'aligner sur la voix du plus fort. Etait-ce de bonne politique? L'avenir proche le dira... Le pays mérite mieux à mon avis.

Combien de dirigeants actuels limogerai-je, si le droit de vote m'était donné partout ?... ;-)

Posté par Thierry_Cipango à 16:30 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juillet 2005

De l'origine du mot KAMIKAZE

L'actualité récente a fait réapparaître ce mot dans les journaux et sur les ondes.
Et chez moi...

Discussion intense sur la mauvaise utilisation de ce mot. Kamikazé : "Kami" : les dieux, "Kazé": le vent.
Le vent des dieux. C'est ainsi que furent nommés les étudiants et jeunes militaires japonais forçés de se jeter avec leurs avions sur les ennemis durant la deuxième guerre mondiale. Le haut commandement japonais d'alors, avait imaginé cette solution alors que le pays était près d'être vaincu. (voir lejapon.org ou nihon-fr.com, quelques articles sur le sujet).
(Savoir s'il y a un lien entre l'existence de ces commandos et la décision de Truman de lancer la bombe sur Hiroshima est une autre question)

Les japonais d'aujourd'hui regrettent de voir les sombres héros de l'actualité de juillet 2005 (Londres,  Charm el-Cheikh, sans oublier l'Irak... et les jours qui restent sur juillet, puisque j'écris le 25) rejoindre les suicidés forcés japonais de la 2ème guerre mondiale.
C'est sûr que le contexte est bien différent, que d'un côté on a des gens qui sont embarqués de force - à coup de saké et de nombreux rituels - de l'autre côté des volontaires. Que d'un côté il y a la guerre, et de l'autre des agités du bulbe qui se croient en guerre. Mais force est de constater que le mot kamikaze est dorénavant un mot international, dont sans doute beaucoup ignorent l'origine japonaise. Il est dans le Larousse, et ce depuis pas mal d'années.
Autre différence, qui a son importance : d'un côté les victimes sont militaires, de l'autre, elles sont civiles. Il y a cependant le même genre de manipulateurs qui poussent les autres au suicide... Sans jamais y aller eux-mêmes.

Alors, je comprends la tristesse vis à vis des étudiants envoyés au casse-pipe sans espoir de retour. Et de leurs familles qui peuvent entendre ce mot "mal utilisé" à l'occasion de voyages à l'étranger. Mais ça ne fera revenir ni ces pauvres gars (pour ceux qui n'étaient pas volontaires bien sûr), ni les morts américains d'en face, ni les morts de Londres et d'Egypte.

D'un côté, on a le mot international que l'on prononce "kamikaz", et de l'autre le mot d'origine prononcé "kami-kazé".
Différence subtile...

Quoiqu'il en soit, ce mot est désormais là, et rien n'empêchera son utilisation, à moins que le concept derrière le mot ne devienne obsolète. C'est ce qui est à souhaiter. Envoyons donc à tous ces agités la chanson de Brassens qui disait :
"Mourir pour des idées, d'accord mais de mort lente" ...

Posté par Thierry_Cipango à 11:12 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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